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samedi 5 novembre 2011

Un Goncourt de circonstance




ALEXIS JENNI

Un Goncourt de circonstance

Par François Aubel et Bernard Quiriny
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À 48 ans, ce professeur de biologie à Lyon remporte le prix Goncourt par 5 voix contre 3 accordées à Carole Martinez (pour 'Du domaine des murmures'). Un plébiscite pour un premier roman, 'L'art français de la Guerre' qui, selon la majorité des jurés de chez Drouant, colle bien à notre époque.

L'annonce vient d'être faite par Didier Decoin. Par un escalier dérobé, les critiques filent vers le salon Goncourt où les attendent, comme de tradition, les jurés attablés au premier étage de chez Drouant. Il règne alors un silence presque pesant. Bernard Pivot fait mine de s'en étonner : « ça n'a rien à voir avec l'émeute de l'an dernier ». Rien à voir avec l'effet Michel Houellebecq, mais l'ancien présentateur d'Apostrophes se félicite néanmoins qu'Alexis Jenni fasse « une entrée fracassante dans la littérature avec son premier roman. De surcroît, à 48 ans. Il a eu le temps de réfléchir, de polir sa phrase ». Et de livrer le premier roman le plus marquant de cette rentrée, 630 pages bien tassées et un titre inspiré de Sun Tse ('L'art français de la guerre'). Dense, complexe, soigneusement construit, cette somme vendue jusqu'à présent à 60000 exemplaires est un de ces romans totaux qui courent dans plusieurs directions, entrelacent les époques et les lieux, voire les genres – roman, récit, réflexion historique et littéraire.

Salagnon et ses mythes

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La structure du livre elle-même signale ce mélange. D'un côté, le « roman » proprement dit, découpé en six épisodes aux titres cryptiques (le dernier s'intitule « Guerre trifide, hexagonale, dodécaédrique ; monstre autophage »…) : l'histoire de Victorien Salagnon, peintre et vétéran des guerres coloniales françaises, formé aux armes pendant la Seconde guerre puis passé par l'Indochine et l'Algérie. De l'autre, le « commentaire » : les réflexions du narrateur, jeune lyonnais en voie de marginalisation volontaire, enfermé dans sa chambre sous les toits où il regarde les premières images de la guerre du Golfe (son récit se situe en 1991), qui fréquente Salagnon, écoute son histoire et se laisse apprendre l'art du dessin. En résulte un roman au long cours qui, littérairement, multiplie les allusions discrètes aux épopées et aux mythes fondateurs (Homère, voire la Bible, et, dans un registre différent, le grand « roman » vrai qu'a été l'œuvre de De Gaulle), et qui propose en quelque sorte une radiographie comparée de ce fameux « art français de la guerre » de 1943 à aujourd'hui, en s'attaquant à quelques questions lourdes – les valeurs, le roman national, le fascisme, l'intégration, l'ennemi intérieur.

Roman de géologue

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Et c'est justement « ce caractère très contemporain de l'interrogation portée par le livre sur notre histoire » qui a séduit le juré Régis Debray qui en parle comme d'un premier roman accompli, révélateur de l'esprit français sans qu'il y ait chez Jenni d'exaltation patriotique. « Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ? Il a fallu assumer quoi pour l'être ? sont les grandes questions d'un livre que j'aime parce qu'il ne porte aucune condamnation morale », reprend Debray qui voit dans 'L'art français de la guerre' non pas un livre de sociologue à la Houellebecq, mais celui d'un géologue qui creuse notre roman national. Un Goncourt de circonstance en somme qui, selonDidier Decoin (qui en pinçait pour le roman de Sorj Chalandon), colle à l'époque. « Il esquisse une supposition, une hypothèse sur notre histoire, sur ce que nous sommes devenus, qui est particulièrement intéressante ». Au-delà de son caractère proprement franco-français, Patrick Rambaud considère ce livre comme un véritable « choc émotionnel ». « C'est bien simple, je l'ai dévoré en deux jours et je n'ai rien pu lire ensuite pendant une semaine. Enfin, si quand même, La Bruyère, Chateaubriand, mais pas un roman contemporain. Et vous savez, aujourd'hui, je suis très heureux Jenni était mon choix depuis le début. Et ce n'est pas si souvent que, dans cet aréopage, l'on suit mes choix ». Aucune voix n'a récompensé hélas l'œuvre de l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot. Il eut été audacieux de célébrer, année de l'Outre-mer en France ou pas, un écrivain, dont 'La belle amour humaine' paru chez Actes Sud prouve, s'il était encore nécessaire, que nous possédons un écrivain au lyrisme rare et précieux. Un haut dignitaire, au même titre que Carole Martinez, de ce que Régis Debray nomme la « belle littérature », la perdante de cette année 2011...

« Je me restreignais » (Alexis Jenni)

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Alexis Jenni se présente enfin et l'émeute débute. Ça s'assomme à coup de caméras dans l'étroit salon Goncourt. De cet auteur, certains connaissaient peut-être le blog dessiné, « Voyages pas très loin ». Pour le reste, on sait peu de chose de cet agrégé de sciences naturelles âgé de 48 ans, enseignant dans un lycée lyonnais qui se décrivait, sans fausse modestie, comme « écrivain du dimanche ». Un prof qui n'avait envoyé son manuscrit par la poste qu'à Gallimard et avait fini par espérer un prix pour, selon ses dires, « conclure en beauté ce conte de fée ». Un vœu exaucé en cette année de centenaire de sa maison d'édition. « Je me restreignais, je voulais garder les pieds sur terre. Mais ma foi c'est fait, je suis fier et heureux. C'était cinq années de travail. Normalement on se construit livre après livre, et là tout m'est donné en un clin d'œil, j'ai un peu peur de me réveiller», a-t-il déclaré avant de remercier son éditeur. « Ce prix est un bonheur exquis. Je voudrais dire que je pourrai faire mieux la prochaine fois mais je ne vois pas comment », a-t-il ajouté noyé sous la masse des micros. Si selon les mots de Didier Decoin, le prix récompense « la jeunesse du talent » et un « roman d'époque » (de crise ajouterions-nous), reste que 'L'art français de la guerre' possède les qualités, impressionnantes (l'ampleur, le souffle, l'intérêt), et les défauts, non moins visibles (la longueur au risque de l'enlisement, la grandiloquence au risque du ridicule :
« La France est une façon de mourir le dimanche après-midi ») d'un roman-somme. Un livre sur la France ou ce qu'il en reste, sur l'idée perdue de destin collectif, sur l'aspect romanesque de l'histoire (intéressantes réflexions sur le « roman » gaullien), sur la façon dont la guerre soude un peuple et sur l'idée (discutable, et longuement discutée chez Jenni) qu'aujourd'hui la guerre s'est transportée à l'intérieur du corps social, en particulier dans les banlieues. C'est aussi, par sa forme et ses dimensions, une sorte d'exploit emphatique et captivant, comme on n'en lit pas si souvent qui, légitimement, devrait faire beaucoup parler de lui.


 Voir : Alexis Jenni sur France Culture





 Voir : Reportage de France 3 sur Alexis Jenni



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