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dimanche 25 mars 2012



ArtsMatisse ou l'art de la paire au Centre Pompidou

le 07/03/2012 à 10:51 par Pascale MOLLARD-CHENEBENOIT/ AFP
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Un visiteur devant deux oeuvres d'Henri Matisse, le 6 mars 2012 au Centre Pompidou à Paris. ©AFP / Marina Helli
Un visiteur devant deux oeuvres d'Henri Matisse, le 6 mars 2012 au Centre Pompidou à Paris. ©AFP / Marina Helli
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Le Centre Pompidou propose à partir de mercredi de revisiter l'oeuvre d'Henri Matisse en confrontant ses "paires" de peintures traitant du même motif : un régal pour les yeux et une réflexion stimulante sur le processus créatif du grand maître moderne.
Une soixantaine de peintures - dont beaucoup de chefs d'oeuvre - et une trentaine de dessins sont présentés jusqu'au 18 juin en un parcours chronologique couvrant la carrière du peintre français, entre 1899 et 1952.
Les paires et séries de tableaux sont placées côte à côte, suscitant une jubilation esthétique et permettant une comparaison fine des traitements picturaux.
La commissaire de l'exposition Cécile Debray a procédé à une sélection rigoureuse des peintures. "Elle doivent avoir été réalisées dans la même séquence temporelle et dans le même format", explique-t-elle.
Une soixantaine de peintures - dont beaucoup de chefs d'oeuvre - et une trentaine de dessins sont présentés jusqu'au 18 juin en un parcours chronologique couvrant la carrière du peintre français, entre 1899 et 1952.
La "paire" qui consiste à travailler un même motif en le traitant différemment est présente, selon elle, "comme un fil conducteur" dans toute l'oeuvre de Matisse, né en 1869 au Cateau-Cambrésis et décédé en 1954 à Nice. Le peintre ne les réalise pas dans l'optique des séries impressionnistes, ni suite à des commandes mais dans une volonté de recherche plastique, relève la commissaire.
Réalisés en 1907 à quelques mois d'intervalle, les grands tableaux "Le Luxe I" et "Le Luxe II" montrent la même chose - trois femmes nues dans la nature - mais ils sont très différents. Le premier, peint à Collioure (Pyrénées-orientales) est traité de façon fluide, avec des effets de volumes. Lorsqu'il peint le second, Matisse revient d'un voyage en Italie durant lequel il a découvert les fresques de Giotto et il reprend la même scène avec un traitement en aplats.
"Tension"
Le duo le plus frappant est sans doute celui de Notre-Dame. En 1914, Matisse est de retour dans son atelier du quai Saint-Michel d'où il peint des vues sur la cathédrale. La première version est une oeuvre descriptive et naturaliste, un peu à la manière de son ami Albert Marquet.
Les paires et séries de tableaux sont placées côte à côte, suscitant une jubilation esthétique et permettant une comparaison fine des traitements picturaux.
Le second tableau, épuré, va droit au but, soulignant les formes géométriques du monument et du pont par des lignes noires qui traversent le tableau soudain envahi de bleu, avec une touffe de vert pour les arbres.
"Matisse travaille dans la tension. Souvent perçu comme le peintre du bonheur, au geste facile, il est plus tourmenté qu'on ne l'imagine", souligne Mme Debray.
Le libérateur de la couleur, le maître de l'arabesque décorative est un artiste "complexe, cérébral", dit-elle.
Le peintre fauve du début du XXe siècle est toujours resté dans la figuration, dans la représentation du réel. Mais "il est profondément obsédé par l'aspect plastique et a une approche abstraite de la forme", selon elle.
Le tableau "Intérieur, bocal de poissons rouges" de 1914 est lumineux, tourné vers l'extérieur, l'animation de la ville. Son pendant est recentré sur l'intimité de l'atelier, le peintre apparaissant à travers sa palette.
Le catalogue du Centre Pompidou propose sous la direction de Cécile Debray, les regards de spécialistes sur les "paires" réunies dans l'exposition.
Après la deuxième guerre mondiale, en pleine consécration, Matisse a l'idée curieuse de faire une exposition de six tableaux - dont la Blouse roumaine (1939-40) - à la galerie Maeght, qu'il accompagne de photographies des étapes successives d'élaboration de ses peintures.
"Il veut montrer avec ces photographies l'ampleur de son travail sur les oeuvres qui n'ont rien de la facilité d'un dessin d'enfant", déclare la commissaire.
Matisse veut être pris au sérieux. Il a été marqué par le scandale déclenché par l'exposition de ses oeuvres et de celles de ses amis (Vlaminck, Marquet, Derain) moquées comme "Fauves" au Salon d'automne de 1905, souligne la commissaire.
le 07/03/2012 à 10:51 par Pascale MOLLARD-CHENEBENOIT/ AFP


http://www.lalsace.fr/actualite/2012/03/07/matisse-ou-l-art-de-la-paire-au-centre-pompidou 


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