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dimanche 25 mars 2012


Election présidentielle 2012

  • Georges Pompidou candidat pour 2012, ou l'art de faire le buzz en politique

    lundi 19.03.2012, 05:23PAR SAMI CHEBAH
    Un collectif d'artistes a ressuscité Georges Pompidou pour la campagne présidentielle de 2012.Un collectif d'artistes a ressuscité Georges Pompidou pour la campagne présidentielle de 2012.

    | INSOLITE |

    Il est mort pendant son mandat présidentiel. Il est candidat après sa mort. Georges Pompidou est en campagne pour la présidentielle de 2012. Sur les murs en tout cas. Une campagne d'affichage, plus vraie que les vraies, a été lancée par un collectif d'artistes.
    Du temps de la fin des Trente Glorieuses, le néologisme n'avait même pas été inventé. Et pourtant, Pompidou fait le buzz. Georges Pompidou, président jusqu'à sa mort, en 1974. Candidat en 1969. Et puis aussi, à la présidentielle de 2012.
    Elles ont fleuri sur les murs d'expression libre de la métropole comme un nez de clown sur un contrôleur des impôts endimanché. Les affiches de campagne de l'ancien président, fond bleu, photo surannée d'un Cantalien qui sourit. Et un slogan de campagne 2012, qui claque comme un fouet de Zorro en technicolor : « Ni trop tôt ni trop tard, Pompidou maintenant. » Hier au marché dominical de la place Caulier, les militants PS, UMP ou MoDem étaient là, comme chaque dimanche ou presque. Et puis il est arrivé. Régis Marie, gilet bleu à étoiles blanches, chemise immaculée, cravate seventies, et badge à la boutonnière : « Pompidou président ». On aurait juré un responsable de campagne américaine égaré à Fives.
    Emmaüs
    Un jour de mai 2011, ce plasticien de 38 ans déniche chez Emmaüs une série d'affiches d'époque de Pompidou, alors candidat à la présidentielle d'un autre siècle. Avec slogan et trombine de trois-quarts qui sonde l'horizon. Dans la tête du Fivois, c'est le déclic, il se dit : « C'est fou ! La sémantique n'a pas changé ! Pompidou prônait lui aussi le changement, avec les mêmes mots qu'aujourd'hui !
     » Un copier-coller qui traverse les générations, un relais facile qu'on se tend d'un candidat à l'autre.
    De cette découverte naît l'absurde. La résurrection d'une figure politique. La campagne d'un mort. Avec au moins un objectif, « le parasitage ». Pas de la campagne, mais des regards mornes portés sur une campagne « triste », estime le plasticien. Que le candidat soit de gauche ou de droite, peu importe, l'important, c'est qu'il soit - paix à son âme - mort. « Pompidou, c'est un vecteur », dit-il. C'est tout, rien de plus. Pas de programme ni de politique. Un support pour l'imagination débordante d'une bande d'artistes qui jubilent de ce jouet, de cette matière première décalée. Et puis, « Pompidou, c'est le centre Beaubourg », se marre Régis. Alors oui, « Pompidou, c'est le candidat des artistes, à l'heure où tous les candidats, de l'extrême gauche à l'extrême droite, s'autoproclament candidats des ouvriers. Ils sont tous candidats des ouvriers ! »
    Circulez !
    Pompidou 2012, c'est aussi l'instrumentalisation politique dénoncée. « Comme quand un élu de droite cite Jaurès ou Blum, nous aussi on crée la confusion. » L'équipe de campagne de Pompidou s'organise comme une vraie. Avec ses colleurs, par secteur. Sur le chemin des panneaux d'expression libre, ils croisent des militants des partis officiels, et des passants. « Un jour, une dame me dit : "Mais il est mort, vous savez ?". » Régis Marie, du tac-au-tac : « Ah bon ? Ah ben merci, madame ! » Une brigade de la BAC qui l'arrête alors que la bande part coller : « On peut voir vos affiches, s'il vous plaît ? » Ils déroulent. « OK. Merci. » Et puis rien, circulez ! La campagne bat son plein, comme on dit. Mille affiches ont été imprimées, autant d'autocollants ; des badges à l'américaine ont été pressés maison.
    Et des tractages sur les marchés sont en préparation. Le premier objectif, surprendre, interpeller, « parasiter », est rempli. Celui de fédérer des talents, de créer aussi. Jusqu'au 22 avril, le collectif continuera à mimer les stratégies des partis officiels. À jouer sur l'image et les mots. Comme un miroir, qui ne flatte pas toujours. Pompidou était un président. C'est désormais une oeuvre. •
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