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samedi 23 octobre 2010

Musée des Beaux-arts: dans l'antre de Denis Gagnon

Publié le 23 octobre 2010 à 15h19 | Mis à jour le 23 octobre 2010 à 15h19
http://www.cyberpresse.ca/arts/arts-visuels/critiques-dexpositions/201010/23/01-4335488-musee-des-beaux-arts-dans-lantre-de-denis-gagnon.php

Musée des Beaux-arts: dans l'antre de Denis Gagnon

Ce sont les 20 pièces signées Denis Gagnon... (Photo Robert Skinner, La Presse)
Ce sont les 20 pièces signées Denis Gagnon qui nous interpellent le plus.
Photo Robert Skinner, La Presse
Ève Dumas
La Presse
Malgré le fait que le designer fête ses 10 ans de carrière, Denis Gagnon s'expose n'est pas une rétrospective. Ce n'est pas non plus une installation didactique sur la démarche du créateur. L'exposition présentée au Musée des beaux-arts de Montréal est une oeuvre immersive, qui nous plonge dans l'univers du créateur de mode le plus en vue du Québec.
Dans le carré d'art contemporain du MBAM, on a recréé une ambiance un peu grotte, caverneuse, qui peut rappeler le lieu dans lequel Denis Gagnon passe le plus clair de son temps, à savoir son atelier quasi souterrain.
Du plafond de ce grand cube descend une pyramide inversée à plusieurs faces faisant office d'écrans. On y aperçoit des scènes de défilés, des photos qui, elles, reviennent sur la vie et la carrière de l'artiste. La pointe, un peu menaçante, n'est pas sans rappeler l'esthétique plutôt sombre et punk des créations du «maître».
Sur les murs, des éléments choisis - chaînes, fermetures éclair, longues mèches de cheveux sombres - sont magnifiés pour recréer des sortes de paysages imaginaires.
C'est l'architecte bien connu Gilles Saucier (Usine C, boutiques Michel Brisson, etc.) et son équipe qui signent avec pertinence la scénographie de l'exposition. L'aspect audiovisuel revient au photographe Martin Laporte, un des plus réputés du milieu de la mode. On peut aussi admirer son travail dans le superbe numéro hors série que le magazine Urbania a réalisé sur Denis Gagnon. Portées par un mannequin dans une variété de contextes, les spectaculaires tenues du créateur brillent de toute leur originalité.
Bien que les éléments de cette installation soient conçus pour former un tout cohérent, ce sont néanmoins les 20 pièces signées Denis Gagnon qui nous interpellent le plus. Quinze d'entre elles sont des pièces créées pour la saison printemps-été 2011 ou pour l'exposition. Denis Gagnon y triture la rayure, dompte la frange et la chaînette, joue de la dentelle et transforme le cuir, une de ses matières fétiches. La fermeture éclair s'y fait plutôt sage, si l'on compare aux deux saisons précédentes.
Mais on ne pouvait évidemment pas passer à côté des spectaculaires morceaux dans lesquels le designer détourne magistralement le zipper pour en faire une matière première.
Les vêtements de Denis Gagnon contiennent tant d'informations qu'ils méritent amplement que l'on s'y arrête quelques instants, qu'on en fasse le tour pour apprécier tous les détails de leur étrange mais impeccable confection.
Entre Yves Saint Laurent et Jean Paul Gaultier, Denis Gagnon mérite bien sa place au Musée. «Je ne sais pas si la couture est un art, mais il faut un artiste pour la créer», a dit le grand Pierre Bergé, entrepreneur, mécène et compagnon de Saint Laurent. Maintenant, il ne lui reste plus qu'à garantir sa place dans le milieu de la mode.
Denis Gagnon s'expose est présentée gratuitement dans le carré d'art contemporain du Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 13 février 2011.
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