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dimanche 19 décembre 2010

Que vaut vraiment Lady Gaga ?

GLAM ROCK

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Les 19 et 20 décembre, la Gaga va affoler Bercy avec son The Monster Ball Tour. À cette occasion, Evene a voulu savoir si, au-delà de ses provocations, la diva de la pop avait de véritables talents artistiques. Trois experts, les producteurs français Marc Collin, Bertrand Burgalat et le journaliste musical Olivier Nuc, nous donnent leur avis.

Le 9 décembre dernier, le célèbre musée Madame Tussauds inaugurait, dans plusieurs mégapoles (Londres, Berlin, Amsterdam, Shanghai, Hong Kong, New York...), huit statues de la blonde platine la plus déjantée de la planète : la sulfureuse Lady Gaga. A seulement 24 ans, la demoiselle rejoint donc les rangs de cire, au panthéon des stars planétaires coulées dans la cire. Et il se peut fort que les prochains NRJ Music Awards, le 22 janvier prochain (sur TF1), la consacre « artiste féminine internationale de l'année » (elle a recueilli le plus grand nombre de nominations, 5 au total). La question étant de savoir dans quel accoutrement arrivera-t-elle à la cérémonie ? En steak géant, en dentelles déliquescentes, en nonne diabolique… Comme elle l'a toujours cherché, l'image surpasse aujourd'hui l'artiste, le personnage dissipe la personnalité... Car, au-delà des milliers de pages en papiers glacés des magazines people, que sait-on finalement de celle qui selon le producteur et musicien Bertrand Burgalat, « met toute son énergie dans la construction de son personnage » ?

Fillette sage

Le phénomène Gaga, c'est d'abord Stefani Germanotta, une fillette sage, éducation religieuse stricte, enfant pianiste, puis ado délurée qui pousse la chansonnette dans les bars de New York. Comme le public ne l'écoute pas, elle se fout à poil. Littéralement. Et fait ses armes en tant que strip-teaseuse. Très vite, la jeune femme, qui écrit pour des artistes tels Pussycat Dolls ou Britney Spears, comprend les rouages du marketing. Elle veut être Star. A tout prix. Fascinée par Andy Warhol et Madonna, elle fonde le collectif Haus of Gaga, une armada de stylistes, graphistes, décorateurs... chargés de donner vie à son mythe. En 2008, elle fait mouche : 'The Fame', son premier album se vend à près de 10 millions d'exemplaires. Sur Internet, ses clips ('Poker Face', 'Telephone', 'Paparazzi'...) enregistrent des milliards de clics.
Dès lors, la planète ne parle plus que des frasques de son veau d'or, à mi-chemin entre puritanisme et pornographie : Lady Gaga simule un suicide lors des MTV Awards ; Lady Gaga projette d'exposer des cadavres sur scène ; Lady Gaga se présente en petite tenue et menottes à l'aéroport de LA ; Lady Gaga porte une robe en viande dépecée... Chargés en couleurs, en hémoglobine et en émotions 100% « fake », ses shows ultra-millimétrés s'imposent comme de véritables feux d'artifice. Mais au fait : Lady Gaga ne serait-elle pas un homme ? Elle-même s'en amuse et brandit un faux pénis... Bon. Assurément, Lady Gaga ne manque ni de panache, ni d'humour. Mais au-delà d'une création géniale et commerciale, que vaut vraiment Lady Gaga ? La subversion dont elle fut sacrée reine, ne serait-elle là que pour cacher un vide artistique abyssal ?

La musicienne

Musicalement, d'abord, son biographe français Erwan Chuberre* confesse à TF1 : « Elle mélange les styles : pop, rock, techno... Au début, j'ai vraiment trouvé que l'emballage était bling bling et je n'ai pas eu envie de me pencher sur sa musique. C'était un tort. Il faut vraiment prendre le temps de l'écouter. » Un avis que rejoint Marc Collin, le producteur du groupe hexagonal Nouvelle Vague : « Elle est très au-dessus de la plupart des artistes actuels pop et R'n'B. C'est une vraie musicienne. » Côté show, c'est vrai qu'elle peut surprendre. « C'est très libidinal, très chaud, comme spectacle. A côté, les concerts de Madonna ressemblent à des fêtes de patronage », s'amuse Olivier Nuc. Journaliste musical du Figaro, il ne peut s'empêcher de trouver quelque chose de touchant dans le personnage de Lady Gaga. « Au milieu de ses tableaux démentiels, elle joue seule au piano, le standard Stand By me. Est-ce qu'elle le joue bien ? La question n'est pas là. Elle montre à la planète qu'elle est musicienne. Je crois que sa faille est là. C'est une sorte de justification de sa présence sur scène. Et cela, Madonna ne pourra jamais le faire. »

« Pas mieux que Paris Hilton »

Bertrand Burgalat affirme quant à lui : « On a envie de l'aimer parce qu'on sent qu'elle joue le jeu du spectacle sans faire de chichis, mais c'est dommage que sa musique ne suive pas : même le disque de Paris Hilton était mieux foutu. Quand je pense qu'on s'est moqué de Lorie ou d'Indra, à côté, ce sont des géantes ». Pour le célèbre producteur et compositeur, le jeu scénique et social ne seraient d'ailleurs là que pour masquer un manque d'épaisseur : « La musique est seulement asservie à cette quête de pouvoir. Elle semble surtout symboliser une époque où, lorsqu'on sort un disque ou tout autre produit, les médias exigent une "histoire" » Quant à la subversion, somme toute cantonnée entre les lignes du politiquement correct, Bertrand Burgalat ne mâche pas ses mots : « On est finalement dans des clichés assez éculés. Mme Gaga est un peu à la subversion ce que Jean-Michel Ribes est à la Résistance. Elle me fait penser à François Mitterrand : on aurait parfois aimé que son intelligence s'investisse un peu plus dans l'action et un peu moins dans la stratégie. »


A lire : 'Lady Gaga, une diva venue d'ailleurs', Erwan Chuberre, Edit Plus, 224 p., 19 €.

A voir : Lady Gaga - Just dance

Lady Gaga - Just Dance
envoyé par LadyGaga. - Regardez la dernière sélection musicale.

Ultime provocation de Lady Gaga : la chanteuse a produit, via son label, un album de chants grégoriens interprétés par les religieuses de l'Abbaye Notre-Dame de l'Annonciation, dans le Vaucluse.


Découvrez Des nonnes françaises dans la même maison de disque que Lady Gaga sur Culturebox !


Par Anne-Laure Lemancel avec François Aubel

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