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samedi 12 février 2011

Exposition : ROMAIN GARY BAS LES MASQUES

dimanche 13 février
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Trente ans après la disparition de Romain Gary, le Musée des lettres et manuscrits (Paris 7e) rend hommage à l'un des écrivains les plus marquants et les plus énigmatiques du XXe siècle et joue les prolongations jusqu'au 3 avril. Une exposition d'envergure révélant 160 pièces uniques (textes inédits, lettres, articles de presse et photos), parmi lesquelles le premier roman inédit de l'écrivain, écrit à 17 ans et inconnu jusqu'alors.

Dénigré de son vivant, moqué par les critiques comme un auteur commercial et gaulliste, l'auteur de 'La Promesse de l'aube' fait aujourd'hui l'objet, trente ans après sa mort, d'une réhabilitation posthume. Les éditeurs et biographes se penchent sur ses textes, ses cinq identités, ses deux prix Goncourt, son désespoir, traquent le sens de ses métamorphoses, la vérité profonde de ses affabulations. Le tout jeune Musée des lettres et manuscrits et le beau-livre collectif, Lectures de Romain Gary*, vont encore plus loin en dévoilant les écrits intimes de l'écrivain, depuis son adolescence d'immigré juif dans la France des années 30, jusqu'à son suicide le 2 décembre 1980, révélant ainsi la trace que lui-même s'efforça, par pudeur, sarcasme ou désespoir, de gommer.
Ce beau-livre se compose d'interviews et de textes des plus ardents défenseurs de l'homme qui remporta deux fois le Goncourt, à commencer par Bernard-Henri Lévy, Pierre Bayard, Pierre Assouline, Nancy Huston où l'Académicien Jean-Marie Rouart. Ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à parler du remord actuellement des lecteurs professionnels vis à vis de Gary alors que, dit-il, « ce monde a longtemps toisé son univers, et s'est complu à le ravaler au rang d'écrivain ringard et sans talent ». Et, ce, jusqu'à ces dernières années. Lorsqu'à la fin des années 90 le philosophe Paul Audi et son ami Jean-François Hangouët proposaient d'organiser des colloques ou de publier des livres sur Romain Gary, les institutions culturelles ne voulaient pas en entendre parler. Ce sont finalement les initiatives individuelles de chercheurs, de biographes, de docteurs en littérature qui ont inversé cette tendance et contribué à revaloriser son œuvre et permis qu'elle ne sombre pas dans l'oubli. 'La promesse de l'Aube' est ainsi étudié aujourd'hui dans les classes de seconde.

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Incompris des critiques
« Romain Gary a toujours refusé de se laisser enfermer dans une identité. Il se sentait incompris par les critiques ; ce sentiment transparaît dans plupart des pièces retrouvées dans ces archives et que nous exposons », explique Estelle Gaudry, commissaire de cette exposition intitulée 'Romain Gary, des Racines du ciel à La Vie devant soi'. Cette lettre, par exemple, dans laquelle il explique au journaliste Jean Daniel qu'on ne cesse de lui reprocher son gaullisme, rappelant l'attaque récente de Guy Dumur sur son Chien blanc. Un article inédit aussi, dans lequel il se montre solidaire de Françoise Sagan, victime d'une polémique, défendant les qualités littéraires de l'œuvre la « plus fidèle à une certaine réalité sociale » qu'il connaisse. Le manuscrit de Pseudo dont l'écriture illisible, exaltée révèle une vive angoisse. Selon le philosophe Paul Audi, auteur de plusieurs ouvrages sur Gary : « Ce texte a été écrit au paroxysme de la crise Ajar, au moment où il se sentait pris au piège dans l'imbroglio qu'il avait lui-même créé ».
Mais le mal-être de l'écrivain, l'ironie tendre et féroce qui caractérisent son œuvre se réduisent-ils à ce rapport hostile aux critiques ? « Certainement pas, poursuit Paul Audi. L'intelligentsia cherche à se faire plaisir en imaginant qu'il se contentait de mettre un masque pour le duper. Mais avez-vous déjà vu un auteur écrire pour la critique ? Emile Ajar n'était pas un masque, c'était son autre visage ! ». Un point de vue partagé par l'essayiste Tzvetan Todorov, qui voit dans la pluralité identitaire de Gary « des raisons plus profondes, une angoisse existentielle. Gary se rêvait infini, multiple. Il était hanté par une incertitude quant à sa propre existence ».

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'La Geste grimaçante'
Cette exposition est donc l'occasion de percer à jour le ou les mystère(s) Gary, mais aussi de découvrir des curiosités exposées au musée notamment grâce à Diego Gary, le fils de l'écrivain. Comme 'Le Charlatan', roman policier inédit dont l'intrigue repose sur le combat entre des mafieux et des agents américains du FBN (Federal Bureau of Narcotics, agence américaine chargée, de 1930 à 1968, de la lutte contre le trafic de drogue en Europe, Amérique latine et Asie). Un livre aux frontières du fantastique, puisque le héros, Slavitch, doit arbitrer cette lutte avec une armée de revenants. Un chevalier du Moyen Âge, un grognard de Napoléon, etc. Malgré son étrangeté, ce manuscrit réunit tous les thèmes chers à Gary. Son goût des masques et des identités mouvantes, l'influence du réalisme fantastique russe (Gogol, Zamiatine) et cette façon qui n'appartient qu'à lui de mêler les difficultés de son existence à son œuvre. Ainsi la charge que comporte ce roman envers les agents fédéraux américains doit-elle se lire comme une attaque directe vis à vis du FBI qui, à l'époque de l'écriture de ce texte, certainement en 1969, persécute son épouse Jean Seberg. 'Le Charlatan' a d'ailleurs servi de base à 'Kill', film de 1971 que Gary taille sur mesure pour sa belle épouse. 'Kill', le mot résonne étrangement dans cette exposition. Il est capital si l'on sait que le premier roman de Gary, livre écrit à 17 ans, et intitulé 'La Geste grimaçante' atteste cette obsession viscérale de l'identité et de la mort. Aussi peut-on considérer ce manuscrit comme la pièce centrale d'une exposition consacrée à un écrivain dont l'œuvre demeure, selon Tzvetan Todorov, la meilleure avocate.

Paroles d'internautes : Romain Gary tient ses promesses

Il y a 30 ans, l'auteur de 'La Vie devant soi', mettait fin à ses jours. À l'occasion de la commémoration de la disparition de l'écrivain, Evene a interrogé les internautes sur son forum : quel ouvrage de Romain Gary a compté pour vous ? Plus de cinquante messages ont été laissés à propos de l'homme aux deux prix Goncourt. Tour d'horizon des commentaires.

Exposition Romain Gary, des Racines du ciel à La Vie devant soi: du 3 décembre au 3 avril 2011 au Musée des lettres et manuscrits

Livre 'Lectures de Romain Gary', avec les contributions de Pierre Assouline, Paul Audi, Pierre Bayard, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Bernard Fauconnier, Roger Grenier, Nancy Huston, Hervé Le Tellier, Bernard-Henri Lévy, Jean-Marie Rouart, Mireille Sacotte, Tzvetan Todorov, préface de Gérard Lhéritier, coordination par François Aubel, éd. Gallimard, musée des Lettres et Manuscrits, Le Magazine Littéraire, 288 p., 35 €


Lauren Malka

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