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jeudi 31 mars 2011

ACTUALITE: CINEMA

The Company Men

REGARDE LES HOMMES TOMBER

Par Etienne Sorin
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La crise n'épargne personne. Pas même des acteurs de la trempe de Tommy Lee Jones, Ben Affleck et Chris Cooper, parfaits en victimes du capitalisme à visage humain. Écrit et réalisé par John Wells, un vétéran de la télé US, 'The Company Men' est la preuve que Hollywood peut encore capter l'air du temps et prendre le spectateur pour un adulte intelligent.

Après quelques velléités, 'The Company Men' ne s'est finalement pas lancé dans la dernière course aux Oscars. Face à une ballerine schizophrène (Natalie Portman, tout de même) et un roi bègue (le roi d'Angleterre tout de même), le film de John Wells a préféré la jouer profil bas. Il faut dire qu'un long-métrage social n'est sans doute pas le genre de glamour dont rêve l'Académie. Donc, malgré un casting pas vilain et habitué des récompenses (Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Chris Cooper, Kevin Costner, Maria Bello), les licenciés n'ont pas enfilé de smoking pour tenter de décrocher une statuette.
Le script de John Wells, écrit au moment de l'éclatement de la bulle internet en 2001 mais jugé obsolète par la Warner dès les premiers signes de reprise économique, a longtemps pris la poussière au fond d'un tiroir. Avant que la crise de 2008 ne remette au goût du jour le chômage et ses dégâts collatéraux (endettement, libido en berne, etc). La crise a doublement profité à Wells puisque les propositions se raréfiaient à Hollywood et les acteurs se tournaient les pouces. Tommy, Ben et les autres ont même accepté de revoir leur salaire à la baisse pour que le projet se monte avec un budget loin des standards américains (15 millions de dollars, soit le coût d'un Coca pour James Cameron sur le tournage d''Avatar').

Acteurs en crise

Zoom
'The Company men' se coltine la crise sans filtre. Sans le cynisme de 'Wall Street – l'Argent ne dort jamais' d'Oliver Stone, ni l'ironie et la « cloonneytude » de 'In the Air' de Jason Reitman. John Wells regarde les hommes tomber à hauteur d'homme. Bobby Walker (Ben Affleck) est le premier à faire ses cartons, à renoncer à jouer au golf et à vendre sa Porsche. Phil Woodward est le second sur la liste. Et le visage ravagé de Chris Cooper, l'un des meilleurs seconds rôles à Hollywood depuis belle lurette, suffit à comprendre que le chômage n'est pas une sinécure. Last but not least, Gene Mc Clary (Tommy Lee Jones, génial) a beau baiser la DRH (Maria Bello), il rejoint bientôt la cohorte de white collar qui pointe chez Pôle Emploi. Ce portrait de groupe vaut aussi comme miroir de la condition d'acteurs à Hollywood. Comme son personnage, le it boy Ben Affleck est tombé de haut et s'est perdu dans un champ de navets (Oui, 'Daredevil', c'était lui) avant de remonter la pente comme réalisateur ('Gone baby gone', 'The Town'). Quant à Chris Cooper, à force de jouer les seconds couteaux, on peut supposer qu'un autre acteur plus jeune le mettra sur la touche. Tout comme Tommy Lee Jones d'ailleurs, dernier des Mohicans qui devra bien un jour renoncer aux plateaux de tournage pour des parties de bridge alcoolisées. Kevin Costner, lui, en acceptant un petit-rôle de charpentier marxiste, semble signifier qu'il n'en a plus rien à faire du jeu hollywoodien. Du moment, qu'on le laisse jouer de la gratte et chanter avec Modern West, le groupe de country qui lui permet de voyager à l'œil…

Esprit télé

Zoom
Derrière la caméra, John Wells est un inconnu et un débutant. Mais tout sauf un bleu à Hollywood puisque ce vétéran de la télé US a produit de nombreuses séries ('Urgences', 'A la Maison Blanche', 'New York 911') et des films d'auteur remarqués ('Loin du Paradis' et 'I'm not there' de Todd Haynes, 'Photo obsession' de Mark Romanek). 'The Company Men' est à ce titre emblématique d'une « écriture télé » qui apparaît désormais comme l'antidote à une production hollywoodienne de plus en plus formatée et insipide. « Écriture télé », la pire des insultes il y a encore quelques années est devenue au contraire un gage de qualité : pas une ligne de dialogues inutile, pas une once de gras, un sens de l'ellipse remarquable et efficace, des personnages complexes. Bref, autant de signes qui prouvent que le cinéma américain mainstream ne prend pas forcément le spectateur pour un crétin. Et qui font dire, pour certains, que si le cinéma indépendant, en tant que modèle économique et artistique alternatif aux grands studios, est mort, son esprit et son exigence survivent dans la fiction télé US. On peut se réjouir de cette poche de résistance. Ou bien se poser la question, avec plus ou moins d'optimisme : la télévision est-elle l'avenir du cinéma américain ?


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