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dimanche 7 août 2011


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7/8/11 - 18 H 48 mis à jour le 7/8/11 - 18 H 48
Les arts de la rue, un outil de cohésion sociale
L’été, un millier de compagnies d’arts de la rue se produisent dans des centaines de festivals. Depuis leur arrivée en France, il y a quarante ans, ces artistes d’un genre nouveau ont séduit un public de plus en plus large.
Scène spectaculaire de Générik vapeur. La
                    proximité des artistes avec le publ...
(FESTART)

Scène spectaculaire de Générik vapeur. La proximité des artistes avec le public génère une forte émotion.

Mais ce secteur est fragile économiquement et redoute de faire les « frais » de la réforme des collectivités territoriales.
Avec cet article

« Du rêve, de l’émotion, du partage. Voilà ce que nous proposons au public ! » lance Pierre Prévost, le président de la Fédération nationale des arts de la rue. L’été, pas moins de 350 festivals dédiés aux « nouveaux saltimbanques » investissent les villes et les campagnes. Avec un succès qui ne se dément pas.
Le Festival international de théâtre de rue à Aurillac (du 16 au 20 août), Chalon dans la rue (du 20 au 24 juillet) à Chalon-sur-Saône, Viva Cité (du 24 au 26 juin) à Sotteville-lès-Rouen ou encore Fest’arts à Libourne, en Gironde (du 8 au 13 août), sont devenus des rendez-vous culturels incontournables. Chalon dans la rue accueille chaque année 200 000 personnes.
Pour les maires, ces spectacles populaires, qui rassemblent près de vingt disciplines (théâtre, danse, cirque…), représentent un outil de cohésion sociale. Dans les rues, de grands cercles se forment autour des artistes. Le bonheur des spectateurs se lit sur leurs visages. Certains rient aux éclats, d’autres pleurent. « Je me souviens de gens émus d’assister à un opéra pour la première fois et de voir les chanteurs de si près », raconte Serge Hamon, directeur artistique de la compagnie Sham.
Ici, la communion avec le public est forte. Les compagnies n’hésitent pas à inviter les spectateurs à devenir eux-mêmes acteurs de la pièce. Les mauvaises langues diront que la gratuité de ces festivals explique une telle foule. Mais si le public, libre de partir à tout moment, reste, c’est bien parce qu’il est « capté ».

Un art né en plein Mai 68

« Je suis bluffée par la qualité des spectacles. Et la rue donne un incroyable sentiment de proximité avec les artistes que l’on ne retrouve nulle part ailleurs », témoigne Laetitia, 27 ans, une jeune sociologue, habituée de Fest’arts à Libourne. De plus, « c’est familial. On peut enfin assister à une représentation de théâtre avec des enfants en bas âge », ajoute cette maman.
Par ailleurs, « l’imaginaire de l’art de la rue permet de voir sa ville d’une autre manière », fait remarquer Dominique Beyly, président de Fest’arts. Loin d’être seulement ludiques, « les arts de la rue ont depuis le début pour but de nous amener à repenser notre rapport au monde, aux autres », rappelle-t-il. Ils sont apparus dans un contexte particulier, en plein Mai 68 et peu de temps après la naissance du ministère de la culture (1959). Avec la volonté de certains artistes, tels Le Palais des Merveilles, Théâtracide, le Théâtre de l’Unité, le Théâtre à Bretelles…, de « décloisonner » le monde du théâtre, jusque-là réservé à une élite, et de conjuguer art et préoccupations sociales.
Très vite, les arts de la rue ont su se perfectionner, se structurer, éviter ainsi d’être une simple « mode ». En lançant en 1973 « Aix, ville ouverte aux saltimbanques » et en créant une école d’été des arts de la rue de tradition populaire, Jean Digne, directeur du théâtre municipal, a ouvert la voie.
Dans les années 1980, des élus à Tours, Aurillac, Chalon, Sotteville-lès-Rouen… ont fait appel aux compagnies reconnues ( Royal de Luxe, Ilotopie, Generik Vapeur, Transe Express…) pour apporter de la convivialité et démocratiser les arts « élitaires ». C’est à ce moment que sont nés les festivals qui prolifèrent. Aujourd’hui, la profession rassemble près de 1 000 compagnies en France. Leur nombre a triplé en vingt ans. Elles ont trouvé leur public.

Une économie fragile

Pour autant, leur économie reste fragile. « Seule une compagnie sur deux survit au-delà de quatre ans », observe « Hors les murs », Centre national de ressources des arts de la rue. « Alors que nous sommes le deuxième art en termes de spectateurs après le cinéma, nous avons de loin le plus petit budget, avec seulement 10 millions d’euros », déplore Pierre Prévost.
Dans une période de crise économique, où « la culture sert souvent de variable d’ajustement », sa Fédération a lancé un cri d’alerte fin mai avec sa campagne « L’art est public » pour rappeler l’utilité de l’artiste dans la société. « De plus en plus de compagnies sont en difficulté. Il n’y a pas un festival qui ne nous demande pas de baisser notre cachet », regrette Pierre Berthelot, codirecteur de Générik vapeur, une référence internationale dans le milieu.
Pourtant, ces festivals font vivre l’économie locale. « À Libourne, les restaurateurs et hôteliers font en trois jours le chiffre d’une semaine », note Dominique Beyly, qui s’inquiète des conséquences de la réforme des collectivités territoriales sur les manifestations culturelles. « Pour la ville, Fest’arts est un élément de promotion touristique à moindres frais, à travers toute l’Europe », rappelle-t-il. Au regard de l’histoire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter selon Florianne Gaber, chercheuse renommée dans le secteur (1) : « Les arts de la rue ont toujours surmonté les crises. Ils sont encore là pour longtemps. »
A Libourne, en Gironde,   Fest’arts fête ses 20 ans cette année
Du 8 au 10 août, le festival commence avec « La Rue prend les champs », trait d’union entre la ville et la campagne, sur les communes de Lapouyade, Gours, Moulon, Coutras et Guîtres. Ensuite, il se poursuit à Libourne du 10 au 13 août.
Au programme de cette 20e édition, 200 représentations dont 167 gratuites, proposées par 39 compagnies venant d’Allemagne, de Belgique, d’Espagne, de France et d’Italie. Parmi elles, des pointures telles « Generik Vapeur » ou encore « Les Plasticiens volants » qui présenteront ici leur première représentation de leur dernière création « Big bang ». Humour, danse, théâtre, cabaret rock, cirque… 45 000 spectateurs sont attendus.
(1) Auteur de plusieurs ouvrages sur les arts de la rue, notamment Comment ça commença aux Éditions Ici et là.

NICOLAS CÉSAR, à Libourne
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7/8/11 - 18 H 48 mis à jour le 7/8/11 - 18 H 48

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