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samedi 24 septembre 2011

11e BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN


11e BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN

Éclats de beauté à Lyon

Par Maxime Rovere
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Créée en 1991, la Biennale de Lyon est devenue un rendez-vous incontournable pour les amateurs d'art. Commissaire invité, la Brésilienne Victoria Noorthoorn a souhaité, en cette période de crise, traduire la complexité du monde. Evene, pour sa part, met en lumière les trois œuvres majeures de cette manifestation littéraire et sensuelle.

En choisissant pour titre de la 11e Biennale de Lyon un vers de W. B. Yeats, Victoria Noorthoorn, commissaire (indépendante) invitée, a souhaité mettre en valeur ses doutes et ceux des artistes à l'égard du présent : entre l'horreur et la beauté, l'attendrissement et la terreur. Cette « terrible beauté » se répartit sur quatre espaces – la Sucrière, le Musée d'Art Contemporain, la Fondation Bullukian et, pour la première fois, l'Usine T.A.S.E. à Villeurbanne – et montre des œuvres parfois impressionnantes, souvent subtiles, qui viennent de soixante dix huit artistes jeunes ou confirmés mais rarement connus en France. Pour affronter ce choc, on ne vous parlera ici ni des puissantes aquarelles de Marlène Dumas, ni des obsessions magnifiquement brodées par Arthur Bispo do Rosario, ni des peintures de Neal Tait. Voici seulement trois œuvres d'une telle efficacité qu'elles cassent la vie en deux : après les avoir contemplées, on ne regarde plus le monde comme avant. Vous oublierez un jour leur titre, peut-être le nom de leurs auteurs, parfois même le lieu exact où vous les avez vues. Mais elles ne s'effaceront qu'en distillant dans votre corps les fortes impressions qu'elles vous auront laissées.

Visiteurs pris au piège

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Au Musée d'Art contemporain, tout le troisième étage est envahi par l'installation du brésilien Cildo Meireles intitulée « La Bruja 1 (La Sorcière) ». Ce sont d'abord, dans une première salle, des fils attachés aux plafonds, comme les restes de toile d'une araignée géante ; ils esquissent les lignes d'un dessin émancipé de la surface, gagnant dangereusement les trois dimensions du réel. Certaines d'entre elles parviennent au sol, s'y attachent et envahissent la deuxième salle, dont le sol est positivement tapissé par trois mille kilomètres de fil (heureusement légèrement élastique). Cet entrelacs invraisemblable embarrasse la marche. On peste ; on se tourne sur ses pas, retenu par le talon ; malgré tout on avance. Enfin, dans un coin de la pièce, toute cette effusion se rassemble et s'attache à un simple balai dont elle semble jaillir. La grande réussite de cette œuvre est qu'elle brasse de très nombreuses associations d'idées (depuis la marée noire jusqu'à l'activation des cauchemars les plus intimes, en passant par l'association entre le balai et le pinceau de l'artiste). Et comme Victoria Noorthoorn a obtenu de son compatriote que d'autres œuvres soient exposées dans la pièce, l'ensemble forme un dialogue à plusieurs voix. Magique.

Marée rouge

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D'une marée l'autre : à la Sucrière est exposée l'œuvre qu'Eduardo Basualdo a créée spécialement pour la Biennale. Le jeune artiste argentin, né en 1977, y met en scène 'Le Silence des sirènes'. Dans une grande pièce s'étale sur environ 30m2 une sorte de bassin terreux, légèrement surélevé. Sa matière humide suscite la perplexité, et plus encore le trou central où l'eau glisse en filets translucides. Soudain le trou entre en éruption : un liquide rouge envahit tout le bassin. L'œuvre apparaît alors simultanément comme un paysage et une figure du corps humain. Il ne reste bientôt qu'un lac projetant au plafond ses reflets silencieux. Puis les plis se reforment, un siphon s'esquisse, se confirme, les reliefs engloutis apparaissent dans la transparence du liquide - et bientôt l'eau s'engouffre à grand fracas dans un trou parfaitement lisse. Si l'œuvre a d'abord l'apparence et les séductions des éléments d'un parc à thème (on n'est pas loin du bateau pirate), elle s'en détourne par son aspect à la fois médical, métaphysique et dérangeant. C'est un système où, comme le dit l'artiste, « le centre est le corps tout entier ». Troublant.

Poésie concrète

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Enfin, distillée un peu partout à l'usine T.A.S.E. et à la Sucrière, la poésie concrète d'Augusto de Campos n'est certes pas une nouveauté : né en 1931, l'écrivain brésilien a commencé dès 1952 à briser la syntaxe et les autres normes linguistiques pour proposer une nouvelle forme d'expression. Mais ses poèmes, parfois brusques, qui jettent les mots au visiteur et se déforment habilement selon les perspectives, donnent le ton de cette Biennale : très littéraire et très sensuelle. Car toutes les œuvres ne sont pas spectaculaires ; mais elles révèlent un regard dont l'exigence et la subjectivité en font un véritable exemple.


 11e Biennale d'Art Contemporain de Lyon
Une terrible beauté est née
du 15 septembre au 31 décembre 2011

http://www.evene.fr/arts/actualite/11eme-biennale-art-contemporain-lyon-terrible-beaute-3435.php
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